Métamorphose de mystères.

Métamorphose de mystères.
J'en ai pris du temps, à réfléchir et retourner la question jusqu'en avoir le tournis.
Presque deux ans que je publie ici certes pas même le quart de ce que j'écris, mais quand même.
Alors oui c'est difficile, non ça ne fait pas rien. Un petit vide dans le coeur, des poussières oubliées qui reviennent au creux du ventre.
J'ai fait de ces pages virtuelles une grande partie de moi.
Mais aujourd'hui ma décision est prise, c'est terminé.
Je mire vers ailleurs, sac-à-dos vide, je laisse mes laines de souvenirs ici.
Et j'entame une nouvelle page du roman infini de ma vie.

Merci aux 54 fans, Merci à ceux qui venaient par ici.
Merci aux gens avec qui j'ai pu parler, Merci aux gens qui me sont restés anonymes.
Merci à lui, à eux.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 13:28

Modifié le lundi 02 novembre 2009 18:56

A nous.

A nous.
Et nos trois ans et demi approchent.

Nos projets se concrétisent peu à peu. C'est vrai que le temps est passé, c'est vrai qu'on a changé, c'est vrai qu'on a grandi. Trois ans et demi avant, qui l'aurais cru ? Peut-être même pas nous. Mais nous voilà aujourd'hui, nous voilà pour toujours. On a su avancer ensemble, on a su se soutenir, on a su s'aimer. On n'a plus peur d'affronter les surprises de la vie, parce qu'on a su un par un esquiver les obstacles. Moi, petite fille qui t'ai connu adolescent, je grandis. Et toi tu deviens homme. Mon homme. Chaque jour qui passe creuse dans mon coeur une place plus ancrée à mes sentiments. Quelque chose de si profond, que j'ai la certitude que ça ne pourra jamais s'effacer. C'est si fort et si intense, cette chose qui nous lie à jamais. Tu sais bien que je n'aime pas les clichés et que je trouve ça ridicule, mais laisse-moi te dire une fois de plus mon Amour, que dans tes bras je n'ai plus peur de rien. C'est toujours en serrant ta main qui en devient moite, que j'arrive à avancer. Tes yeux me rappèlent toujours mon existence, et c'est ça qui me plaît. J'existe pour quelque chose. J'existe pour quelqu'un. Pour Toi.
Je ne t'écris pas aujourd'hui pour vouloir rappeler plubliquement des choses que tu sais déjà. Là n'est pas mon interêt. Ce soir, pendant cette nuit, pendant que tu dors et que tu es probablement au pays des rêves, je voulais te dire mon Bébé, une fois de plus, que je t'aime. Et je t'aimerai -sans s d'un hypothétique conditionnel-, jusqu'à mon dernier souffle.

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 08:42

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 17:19

Réfléxions proscrites.

Réfléxions proscrites.
J'ai la tête qui mendit l'éphémère, j'ai le coeur qui me dit laisse-toi faire. Et va, avance, oublie, continue ou lâche prise. Ne jongle pas, tu sais bien que tu es malhabile. Ne stagne pas, tu sais bien que ça ne fonctionne pas. L'oubli effleure l'antre de mes pensées qui tanguent sur des accords trop usés, qui flanchent en ne sachant plus quelle carte jouer. Et la persévérance vient stimuler tous les recoins de mon organisme, autrefois silencieux, inactifs et discrets, le parsemant d'une adrénaline stimulante, vive et terrifiante.
Les fluxs s'en mêlent, alors je suis désorientée.
Les fluxs s'emmêlent, alors je ne peux plus respirer.

Quelle direction prendre, où dois-je aller ? Quelle chemin prendre, lequel assumer ?
Dubitative je mise sur l'éternité, caressant néanmoins l'envie de tenter le côté fou, passager, inassumé de l'apnée. Mais allez, ne te leurre pas. Tu sais bien que tu n'es pas comme ça. Incapable d'avancer tout droit. Alors je laisse faire. Je ne laisse à mon avenir, que le flair de mon instinct. T'es si bête de croire que tout ira mieux demain. Mais tu sais bien, rien ne trépasse.

Un rien peut tout changer, en quelques secondes un souvenir peut surgir et s'installer au creu d'une âme même blindée. Il t'isole, te paralyse, t'aspire et t'énivre, pouvant te faire muter en des combinaisons d'essences et d'émotions humaines infinies. Tu voudrais te battre, mais ne trouves pas tes gants. tu voudrais chasser la présence de toutes ces images auxquelles tu penses, ces mots que tu ne pourras jamais panser. Et c'est là, que tu imagines la fin. Quand la patience dont tu as fait preuve s'évapore sous l'impuissance du hasard ou du destin. Un objet, un signe, un appel, qui va rencontrer ta mémoire, pour l'interposer sur ton chemin, te rendre déphasée. Le temps ne me fait jamais défaut, il est là, en abondance. Il mire selon les humeurs et ce que je désire. Il me permet de faire des erreurs, de me tromper de rue. Mais tu ne dois pas avoir peur, on peut toujours revenir en arrière. C'est bien ça, quand on veut toucher l'éphèmere.

Mais suis-je sûre au moins de mes choix ? Crois-je seulement en ce que je vois ?

Deux droites perpendiculaires, sécantes, à côté de moi. Et si je me posais au centre, à l'angle droit ?
T'as juste peur, de la continuité. Cette peur de ne plus pouvoir reculer, remodeler, perfectionner. Puisque tu sais bien que dans l'apnée, il y a toujours moyen de jouer, abandonner, remonter, recommencer.

Alors j'étends mes espoirs au large du littoral de mes rêves, et j'attends de mes songes une trappe vers laquelle m'évader. Sachant bien que fuir est toujours plus simple qu'assumer. Cherchant corps et âme au creu de mes réfléxions, l'hypothétique solution oubliée.


© Or 11AO.09

# Posté le mardi 11 août 2009 16:29

Modifié le mardi 11 août 2009 16:45

E poi ?

E poi ?




Partie rêver tout son été avec son Lui. Reviendra peut-être par ici. Ou pas.


3 ans & 4 mois aujourd'hui, mon Amour. <3

# Posté le mercredi 24 juin 2009 19:03

Modifié le mardi 04 août 2009 10:15

Emportée par le vent léger de ma nostalgie qui me fait voyager.

Emportée par le vent léger de ma nostalgie qui me fait voyager.
Une lumière vacillante qui transperce le confinement sûr et discret assuré par mes volets me tire de mes rêves. A peine éveillée, je me lève, ponctuelle. Et j'accorde, non sans désinvolture, un regard ravageur d'envie, ravageur de vie, à la fenêtre abîmée. Je m'empresse de l'ouvrir, respire premièrement l'air frais. Un courant d'air. Une porte ouverte. Mes cheveux volent légèrement. Yeux ouverts. Coeur aéré. Le vent traîne mes souvenirs, les rapportent dans un souffle oublié, ces souvenirs que le soleil arrêtent, qu'il stoppent. lls s'installent sur ma peau, la transpercent et se nichent au fond de mon coeur et de son océan de sourires éteints. J'aurais pu dire que c'était un nouveau jour. Mais dans cet endroit, où même le paradis serait négligeable, il n'y avait pas de nouveau jour. Comme le son d'une note de musique qui n'en finit plus. Qui nous enlace et nous berce par sa mélodie suave et infinie.

La nuit brille. Le jour brûle. Nos coeurs à tous, vivent. Une continuité qui nous enveloppe dans son voile de sûreté et d'exaltation non passagère. Je m'habille d'une robe bleue à fleurs jaunes, et m'empresse de descendre dans la cuisine. Les pièces du rez-de-chaussée où la vie raisonne, où les murs portent encore l'odeur énivrante des rirs aux éclats, m'emprisonnent. Le sol, le carrelage frais gardent encore les cicatrices jouissives des larmes de joie versées. Je sors, piétinant pour la premières fois de la journée le bitume de ces ruelles ensoleillées. Et je regarde cette maison. Et tous mes songes, oubliés, foncent et se cassent la figure contre ces murs répulsifs de mauvais jours. Mamie me rejoint. Je prends sa main, je la serre par peur de me perdre dans les tournants de ces sentiers de vie simple au parfum sucré, apaisant.
Mes yeux inacoutumés à ces si beaux paysages restent incrédules. Je lève la tête, regarde le ciel qui ne m'a jamais paru aussi bleu, et je ne cesse toujours pas de marcher. Non sans savoir où nous allons, je reste dubitative. Une simple paire de rues à traverser pour aller au marché.
J'ai pourtant l'impression de faire une longue balade, à travers le monde qui me dévoile ses splendeurs, en secret. Je me sens comme une intrue, gobée au coeur d'un terre entière.

Sentir l'air. Regarder les oiseaux qui se posent et s'envolent. Les vieillards qui distribuent du pain. Les rires enfantins. Les baisers des amants. Premiers pas des enfants. Les gens qui échangent des discussions. Les conducteurs qui s'insultent. Les klaxons. Le moteur des vespa et leur boucan. Mélange de temps, de son, de rythme et de saveurs. Symphonie tonitruante mais relaxante.

Nous arrivons au marché, et mamie se dirige vers son vendeur habituel de focaccia. Je ne comprends guère leur échange. Les intonations de la langue me surprennent encore de leur splendeur. Cet accent qui pourtant, devrait déjà m'être familier. On ne s'habitue jamais à la beauté, au sublime, au grand pittoresque. Si l'on vous dit le contraire, sachez que c'est faux. Moi aussi, je l'ai appris.

"Une grande et fraiche. Rien que pour moi. Miam."

Je déguste ma focaccia, en savourant chaque arôme, chaque odeur. Nous marchons toujours, j'ai l'impression que le temps s'est arrêté. Les couleurs, les bruits, la mer que je vois au loin, les interceptions de rues vides, les immeubles sublimes, ou délabrés. Stop. Tout est beau, comme si tout cet endroit était surplombé par des gouttes de magie qui tombent, nous effleurent, et nous trempent par leur intensité.
Ce jour-là, j'étais petite. Mais j'avais déjà trouvé mon idylle. Le lieu qui ne cesserait jamais de me faire rêver. Pensive et nostalgique, un sourire inébranlable sur le coin de mes lèvres.
Ce jour-là, j'avais huit ans. Et j'ai su que Bitonto, mon village d'origine en Italie, d'où vient Papa, est et serait à jamais, ma huitième merveille du monde.

Et me revoilà des années plus tard. Les mêmes certitudes, le même sourire fier et silencieux. Un point sur lequel je ne ferais jamais d'erreur. Qui m'emmenera, peu importe les jours ou les heures, vers ce même pays dévastateur de nostalgie.

Photo
© Or 22JUIN.09

# Posté le lundi 22 juin 2009 12:57

Modifié le mardi 04 août 2009 09:26